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Road trip électrique de 7.5oo km : Un château en Espagne ?

De l’autoroute sans limite en Allemagne, à travers les plaines paisibles et les nationales étroites de montagne jusqu’aux sentiers insolites et agréablement ensoleillés d’un littoral encore sauvage et rythmé par de brises de mer. C’est à seulement un coup de fusil des côtes de l’Afrique que l’on se rend, dont on ressent déjà l’effet berçant des journées aux lourdes chaleurs, tout en se trouvant encore ici sur le vieux continent… Oui, les terres françaises et espagnoles ne s'offriront à nous que si nous les explorons vitres ouvertes et cheveux au vent. Mais est-ce vraiment possible de partir quinze jours en vacances, de parcourir l’Europe du nord au sud à bord d’une toute petite voiture électrique, et de trouver en même temps un réel plaisir ? On vous raconte l’aventure d’un homme et de sa Dacia Spring à la recherche de sensations fortes, gravées à jamais dans sa mémoire. Un aller-retour d’Hanovre à Gibraltar, vamos !


Klaus Bonkowski n’a pas l’air d’avoir peur d’un projet irréaliste, alors que la majorité des conducteurs classifierait son voyage dans la catégorie « impossible ». Pour lui ce n’est rien d’autre qu’une expérience, tout simplement. Et finalement il sort vainqueur de cet affrontement contre tous les préjugés. Klaus Bonkowski est parti mi-mai via Dortmund vers la Belgique, pour passer à côté de Luxembourg et se rendre en France. Il laisse Paris à l’ouest pour aller vers Bordeaux et les côtes atlantiques, descendant au Pays Basque via Biarritz.

Bordeaux et ses vignobles, surfeur à Biarritz et Saint-Jean-de-Luz

Sans stress, il choisit le réseau secondaire et évite systématiquement les autoroutes. Dans ce cas rien de mieux que de passer par la fameuse « diagonale du vide », cette large bande très peu peuplée, allant de la Meuse aux Landes où les densités de population sont relativement faibles par rapport au reste de la France. Rien du tout, nada, zéro dépenses de son budget ne va dans les caisses des péages.
 

La mobilité électrique dans un forgotten world

 
Mais cette partie de la France, est-elle toujours un « forgotten world », un monde oublié sans structures de mobilité électrique, sans bornes de recharge ? Klaus Bonkowski était conscient du problème, sans trop stresser pour autant. Pendant son voyage de seulement quinze jours, il a été confronté à deux risques majeures, le bon fonctionnement des bornes et l’acceptation de ses cartes. Il utilise davantage l’application EnBW à plus de 250 000 points de recharge accessibles en Europe. EnBW est un grand fournisseur allemand d’électricité, de gaz et d’eau qui s’est orienté vers la transition énergétique, dont la filiale française est Valeco. L’application d’EnBW est considérée comme la meilleure application de recharge en Allemagne, au moins selon un test du club automobile ADAC.

La diagonale du vide, des granges et des commerces abandonnées

Tout s’est bien passé, sur l’ensemble des trajets, ou presque. Il rencontre très peu de soucis de disponibilité et de déconnexions. Seules deux bornes de recharge ont été introuvable, une autre borne a été en panne complète et une borne accessible selon son application se trouvait en réalité dans une marina privée en Espagne dont le gardien lui interdisait l’accès. Il arriva in extremis, presque plus de jus dans sa batterie, à la borne suivante, avec un peu de peur quand même…




En langue de Goethe : la carte Frankreich/Spanien de Klaus Bonkowski

Le voyage de Klaus Bonkowski est assez instructif. On peut conclure que la France a vraiment le droit se targuer de posséder un réseau de recharge déjà très dense. En Espagne, c'est moins rose, les bornes se sont révélées bien moins nombreuses, ce qui aurait pu être problématique, sauf qu’on n’est pas trop embêté par l'occupation des lieux en basse saison touristique. Le côté positif en Espagne par rapport à la France est sa part très importante d’énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque et les parcs d’éoliennes.

Deux pays, deux situations différentes

On peut constater que les différents pays d’Europe favorisent chacun des cartes de recharge différentes. Comme en France Chargemap, les Espagnols utilisent majoritairement Electromaps dont le siège se trouve à Barcelone.


Bareclone, l'auberge éspagnole


En vérifiant le coût de charge pour ce trajet avec nos applications cocoricos, Chargeprice et Chargemap, on arrive à une estimation d’environ 400 € pour l’aller-retour. Ce chiffre correspond parfaitement aux calculs que Klaus Bonkowski a réalisé avec ses applications favorites. Le coût final a été une bonne surprise, seulement 345 € pour l’aller-retour de 7.5oo km, c’est-à-dire quasiment 15% de moins.

Charger, boire un café, et voilà...


Pour planifier un si long trajet on a intérêt à tracer l’itinéraire complet avec une application non spécialisée aux besoins des voitures électriques, comme par exemple Mappy et Via-Michelin, ou sur une simple carte routière imprimée sur papier, comme on le faisait au siècle dernier. Ensuite, on choisit les étapes – bien sûr avant tout selon ses envies de s’arrêter pour visiter des monuments, profiter des paysages ou tout simplement ne rien faire. Cela donne la possibilité de diviser l’itinéraire global en plusieurs trajets quotidiens. Ces trajets enregistrés sur Chargemap donnent de bonnes indications pour savoir où s’arrêter pour recharger la voiture. En ce qui concerne le choix des bornes les plus adaptées et le choix de la meilleure carte de recharge dont on dispose, rien ne fait mieux l’affaire que Chargeprice. La procédure proposée en utilisant plusieurs applications a l’air d’être compliquée, mais on s’habitue très vite. Et on peut toujours espérer que la technologie se développera rapidement dans un avenir proche, pour simplifier encore davantage la vie des voyageurs en voiture électrique.

Le centre d'Espagne : diagonal del vacio y loco vida

L’aventure ibérique commence à San Sébastien, après un dernier bout de conduite en France jusqu’à Saint-Jean-de-Luz. Les paysages riches et variés de l'Espagne se découvrent sur environ 700.000 kilomètres de routes, reliant des chemins côtiers sauvages à des routes de montagne pittoresques, ainsi que des plaines éternelles, riches, tant culturellement qu’historiquement. Sans parler de la gastronomie ensoleillée de l’Espagne qui met l’eau à la bouche, des tapas, de grandes paellas à partager, une sangria fraîche parfumée aux épices, suivie d’un café savoureux.


San Sebastian, des éoliennes en Espagne et l’idyllique Kartarena begiratokia (Photo K. Bonkowski)


Le coup du double bis, Paris et Madrid


Klaus se permet de refaire sur la presqu’île ibérique le coup de Paris. Il prend le chemin en direction de Madrid, mais contourne encore une fois une capitale européenne, d’une très large boucle à l’ouest, pour finalement tourner le dos à la « Villa y Corte », tout en longeant les magnifiques campagnes jusqu’à Séville. C’est encore un « forgotten world » comme la « diagonale du vide » française.

Murales à Vittoria-Gasteiz

Ce n’est pas sorcier, dans ces paysages, sa Spring se retrouve parfaitement dans son élément. D’ailleurs c’est une Dacia Spring « Confort Plus » de couleur bleue cenote de la première série. Klaus est bien assis sur sa belle sellerie noire avec surpiqûres orange, poussé par une sorcière avec son balai, un autocollant de couleur orange, évidemment, qu’il a scotché lui-même sur son hayon. Sorcellerie ou génie technique ? Le moteur fait ainsi son job, malgré sa puissance limitée à 45 cv (33 kW). Le poids à vide très faible de seulement 970 kg lui permet même de rouler en mode « Eco », et la garde au sol de parcourir des véritables pistes, dès fois caillouteuse, et cela par tous les temps, la pluie et le soleil, le jour et la nuit.

Seville, la perle de l'Andalousie

Klaus Bonkowski arrive à Tarifa, Gibraltar, traverse encore une fois l’Espagne par l’intérieur, cette fois en tournant le dos à Madrid du côté est, toujours en direction de Saragosse pour redescendre finalement vers la mare nostrum à Barcelone.

Algésiras, la porte vers l’Afrique


Gibraltar, pomme de discord entre Madrid et Londres


Malaga, ville natale de Pablo Picasso

Voyage avec un grand "V", vitres ouvertes et cheveux au vent...

La prochaine étape est la traversé des Pyrénées par une de ces plus mythiques routes de montagne. La Spring s’engage avec bravoure sur les lacets de la Coll de Pal à 2106 m. Son élan est brusquement stoppé quand d’abord un troupeau de chèvres lui bloque la route pendant un bon laps de temps, comme à un autre moment au début de voyage un gros camion bêtement coincé dans un virage. Non, il ne manque pas d’aventures dans son voyage, déjà en France il s’était retrouvé sur des pistes agricoles d’un domaine viticole en suivant les indications de son GPS.

Les routes de la montagne, rencontre avec un Team Offroad,
le camion coincé dans un virage étroite, le Coll de Pal
et des chèvres sous la pluie (Photos K. Bonkowski)

La petite Spring fait aussi de belles rencontres, comme ce groupe d’amateurs de raid avec leurs impressionnants 4x4, trois fois plus volumineux, trois fois plus lourds, dix fois plus gourmands. Et la petite électrique tient bon, sans rougir, la Spring reste cool.


Andorre et ses spécialités de fromage


Perpignan, le centre du monde, sa gare et ses enfants...

Après la haute montagne frontalière et un passage par Andorre, Karl Bonkowski reprend de nouveau le cap sur la mer pour Perpignan, dont la gare est le centre du monde, comme on dit. Il continue son chemin vers le nord par Narbonne, le massif central, direction Dijon et le Luxembourg.


Dijon, capitale de la moutarde


Petite batterie, mais une autonomie impressionnante

Il passe ses nuits dans sa tente bleue. Sur certains campings on peut charger la voiture sous condition qu’un ampérage conforme soit proposé à l’emplacement. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, en général le courant dispensé est de seulement 6 à 10 ampères pour la plupart des campings. Les prises en Espagne sont du type F, par conséquent, sur une simple prise domestique E/F, le chargeur de la Dacia Spring peut recevoir 2,3 kW de puissance et recharger de 20 à 80% en environ 7 heures. C’est un peu juste pour une prise de 10 ampères. Il est donc important qu’on se renseigne à l’accueil du camping, pour bien connaitre le nombre d'ampères et le diamètre des câbles dont on a besoin pour utiliser pleinement et, en toute sécurité, le chargeur domestique de Dacia.  Il est bon de savoir qu’il existe une solution alternative, les fameux chargeurs réglables de 6 à 16 ampères qu’on trouve pour environ 200 € sur le net. Un tel investissement n’est pas du tout intéressant pour des voyages occasionnels, mais tout à fait utile si on recharge déjà sa voiture avec quelques panneaux solaires à la maison. Dans une telle configuration, il faut compter une charge de 20 à 80% en environ 13 heures. Dans tout le cas, la Spring bleue tient bon, elle affiche des fois une autonomie de 290 km.

7.5oo km en Spring (Photos K. Bonkowski)


Un road trip mouvementé, de 7.5oo kilomètres en quinze jours prend fin, il reste à Karl Bonkowski de passer par Cologne et Düsseldorf avant de rentrer chez lui, à Hanovre.

Luxembourg et ses banques, Cologne et sa brasserie Antik-Brauhaus
et la superbe "Fête de la France" à Düsseldorf

La ville de Hanovre, sa spécialité le pain Gerstenbrot et à la Foire de Hanovre

Faire un road trip en Europe permet de se réapproprier un voyage avec un grand V, parcourir de magnifiques paysages en toute liberté. On s’arrête où bon il nous semble, et avec une Dacia Spring pour un budget bien plus faible que pour un voyage traditionnel.

Une Spring et el torro de Osborne

L’expérience de Klaus Bonkowski est un énorme succès qui prouve qu’on peut réaliser de véritables voyages avec une petite voiture électrique, en toute simplicité. Avec son voyage il a prouvé les qualités techniques de ce petit véhicule électrique de marque Dacia, né dans le berceau du constructeur au losange. Un château en Espagne ? Mais non, la Spring a tout pour être un jour une véritable légende de l’automobile. Alors, je vends ma gazoline…
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#DaciaSpring  #Roadtrip  #Voitureelectrique  #VE  #Dacia


Road-trip électrique au festival d’Avignon : La Dacia Spring entre ses phases maniaques et dépressives

Voyager en voiture électrique peut être un jeu d’enfant, ou une épreuve marquante, surtout en grands trajets. Nous avons parcouru 700 km en quatre jours fin juillet, pour aller d’Antibes via Aix-en-Provence à Avignon, et pour visiter quelques villes et villages du coin comme Beaucaire, Vallabrègues ou Saint Pantaléon dans le Luberon. J’ai réalisé mon petit rêve écolo, ou tout ce joli monde est électrique, avec un immense plaisir du silence et une conduite plutôt agréable… Certes, j’ai rêvé sans chichis, sans m’interroger sur les émissions de CO2 relatives à la production d’électricité qui sert à recharger la batterie de ma Dacia Spring, le cycle de vie de mon engin ou encore l’impact de ses batteries sur le marché des matières premières et les conséquences sociales. Je vis dans le présent, et là, on ne rejette pas la moindre particule toxique pour nos petites alvéoles pulmonaires, pas le moindre gaz à effet de serre, ni même le moindre picogramme d’oxydes d’acote, si propice à une bouffée d’ozone…


Voici le résumé du voyage : L’autonomie affichée a été entre 270 et 300 km, mais je n’ai pas fait des trajets de plus que 180 km sans recharge. Se targuant d’atteindre la barrière réelle des 235 km, donc l’autonomie affichée des cycles d’homologation WLTP, on est tout bon. Mais pour y arriver, la réalité de mon voyage est toutefois un petit peu différent, sous une certaine crainte de manque de jus, et d’un peu de galère pour trouver la borne de rechargement : Pas de question pour autant de rouler à haute vitesse, et encore moins sur autoroute avec un moteur à seulement 45 cv. J’ai tout simplement évité les autoroutes, en empruntant seulement environ 50 km en contournant le massif de l’Esterel. Sur les nationales et départementales je n’ai rarement dépassé les 80 km/h. En bon élève, la consommation moyenne d’environ 10 kWh/100 km est conséquente.


Mais l’autonomie n’est qu’une partie de l’équation qui peut rendre un voyage en électrique plus ou moins laborieux, l’autre étant liée à la vitesse de recharge. Là encore, n’ayant pas pris l’option Combo CCS, ma Spring noire en version "Confort Plus" se charge seulement avec le câble « Mode 3 Type 2 » à environ 7 kWh. Et là, on parle de la puissance maximale de recharge plutôt que de la puissance moyenne, ce qui peut réserver de mauvaises surprises. Sur certaines bornes, notamment en période de forte affluence, j’ai effectivement rencontré des problèmes de charge, avec seulement 3 à 4 kWh, par exemple à Riez dans le Verdon sur le parking en bas du centre-ville, ou un des deux emplacements de recharge bien ombragés a été occupé par une petite citadine thermique. Mais en général, on ne peut pas se plaindre, on n’a jamais été obligé de faire la queue pour charger la Spring aux bornes publiques, même si à Aix-en-Provence des nombreuses voitures thermiques ont été garé sur les places réservées. Malheureusement, ces mauvaises expériences sont aujourd’hui encore plutôt une norme qu’une exception.

Beaucaire

A ce jour, il est encore inconcevable de voyager en électrique sans un minimum de préparation. Les constructeurs de voitures électriques et les opérateurs de recharge ont de gros progrès à faire pour rendre tout ceci accessible au plus grand nombre. Dans un premier temps, les planificateurs embarqués des véhicules électriques doivent s’améliorer pour proposer un itinéraire clair, tenant compte des différentes bornes de recharge le long du parcours, et de leur disponibilité en temps réel. Également les opérateurs de recharge doivent encore faire des efforts, pour que les conducteurs de voiture électrique n’aient pas de doute sur leur capacité à tailler la route. Car, sans une liasse de cartes de recharge et plusieurs applications mobiles, il est impossible de voyager en véhicule électrique sereinement. Nous avons utilisés Chargemap, Chargepoint et Freshmile.





Le moulin de Lambesc














Tout avait pourtant bien commencé : quelques jours de libre, une météo radieuse et l’arrière-pays pas trop envahi par les touristes tout excités à l’idée d’aller bronzer tout bêtement ou de construire des châteaux de sable sur les plages de la Côte d’Azur. En passant par Aix-en-Provence pour un déjeuner sous l’ombre des platanes pendant que la Spring a chargé, nous sommes arrivés à Lambesc avant d’aller à Châteaurenard, au total presque 300 km.

Dans les rues pendant le Festival d'Avignon

L’autonomie limitée a pourtant un impact psychologique considérable sur un conducteur ordinaire habitué encore il y a quelques mois aux centaines de kilomètre d’autonomie des véhicules à moteurs thermiques. D’où l’apparition spontanée de ce trouble obsessionnel compulsif qui pousse à vérifier toutes les cinq minutes le stock de kilomètres encore disponibles : 125… 119… 113 km… Mais bonne nouvelle, l’œil focalisé sur le compte à rebours kilométrique nous réserve aussi des bonnes surprises, quand l’aiguille sur le gros cadran à gauche vient de passer dans la zone bleue : recharge !  On devient accro de la descente, pédale d’accélérateur relâchée. Ce miraculeux système de récupération d’énergie redonne un peu de souffle aux batteries.



Entre temps, le stock de kilomètres disponibles n’a pas de pitié, 83…, 77 km…  Il est temps d’aller boire un café dans un bistrot, le temps d’une recharge salvatrice. Ainsi nous sommes arrivés le lendemain à Beaucaire, pour visiter après l’Abbaye de Saint Roman millénaire, dont une visite des parties troglodytiques s’impose. Après nous sommes montée à Vallabrègues, le célèbre villages de la vannerie avec son musée et à coté l’atelier de Daniel Benibghi, grand amateur de motos BMW et connaisseur en mécanique - qui fabrique – entre autres - des magnifiques accessoires pour voitures de collection. Un client lui a même demandé de fabriquer une cellule de camping-car en vannerie.

Le vannier Daniel Benibghi, un passioné. Son atelier se trouve à droite du Musée de la Vannerie

Nous avons eu encore un peu du temps, ainsi nous sommes allés voir la tombe de Fréderic Mistral à Maillane, avant de rentrer via Saint-Rémy dans notre AirBnb à Châteaurenard, un petit mazet en bas du château, pas loin du centre-ville. D’ailleurs nous avons chargé notre Dacia Spring sur le parking du centre, le temps de prendre l’apéro.





Pub pour un spectacle à Avignon














Le Festival d’Avignon a été au programme le lendemain, on a enchainé plusieurs pièces de théâtre dont « La complainte du bipo », écrit et interprété par Erwan Quesnel qui raconte l’histoire et la logique de ses bouffées délirantes : paranoïa, mégalomanie, hallucinations… La pièce est aussi musical, avec Laurent Zoppis à la guitare. Très impressionnant, on a des fois envie des rires, mais c’est tellement triste, pour devenir presque profondément dépressive.

Auteur et acteur : Erwan Quesnel et l'affiche de sa pièce de théatre "La complainte du bipo"

Comme Erwan Quesnel l’explique : « La folie a raison car la raison est folle ». Ainsi le retour se faisait via Saint Pantaléon dans le Luberon proche de Gordes et Roussillon, pour une simple raison, complètement maniaque. Nous avons acheté il y a un bon moment un tableau du peintre Michel Dureuil (1929 – 2011) intitulé « Les fermes de Saint Pantaléon ». Et depuis une idée trottait dans ma tête : Est-ce que nous pouvons identifier cette ferme, existe-elle toujours ? C’est pour nous épanouir. Et, c’est fou, nous l’avons trouvé, cette ferme au premier plan du tableau, même si la deuxième ferme en bas a été un peu transformé entre temps.

A la recherche d'une ferme à Saint Pantaléon

La fin de l’histoire : Très satisfait nous sommes rentrés via Riez, Aups, Draguignan et Grasse à Antibes, au total environ 280 km pour la journée, et deux petites recharges pendant le déjeuner à Riez et pour gouter une glace à Aups. En rentrant la batterie a été encore à moitié chargée.




Borne de recharge sur le parking d'Aups, en bas de la Place Martin Bidaure avec ses platanes






Nous avons vécu pendant ce voyage de quatre jours le futur et le passé, en euphorie et en stress. Notre Spring nous a donné parfaite satisfaction. Comme nous avons fait l’expérience depuis quelques mois, conduire une voiture électrique en ville, c’est formidable, apaisant. Pour aller un peu plus loin, peut-être pour certains ce n’est pas raisonnable, mais comme nous l’avons appris à Avignon : La raison est folle !


#DaciaSpring  #Voitureelectrique  #Dacia  #roadtrip  #Avignon  #Provence
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Road trip électrique dans le Luberon : la Dacia Spring à l’épreuve de la réalité

En partant des Alpes-Maritimes, on est à deux pas de la région du Lubéron, ce magnifique pays des ocres, et toutes ses nuances, avec une multitude de villages perchés, des paysages splendides de vignes, de chênes blancs, des cèdres ou d’oliviers. On se balade dans l’atmosphère unique d’un livre de Peter Mayle. L’adorable architecture des mas du Lubéron se cache dans les collines, grâce à un simple enduit fait de l’eau, de sable, de chaux en pâte et des pigments d’ocre. C’est fascinant. Pour quelques jours, j’ai eu l’opportunité d’y aller, en Dacia Spring, une première escapade en électrique, depuis l’achat de la voiture low-cost électrique.


Atelier d'artiste à Roussillon dans le Luberon

La voiture de mon road-trip est une Spring noire « confort plus » à 45 cv qui m’a été livré en novembre 2022. Ayant décidé de changer ma mobilité automobile, je me suis immédiatement séparé de mes deux voitures thermiques, une petite Opel et une Renault Espace, conscient qu’il sera un peu plus compliqué de faire des longs trajets avec une électrique. N’ayant pas pris l’option Combo CCS, ma Spring se charge seulement avec le câble « Mode 3 Type 2 » à environ 7 kWh.

A travers cet article, j’expliquerai cette expérience durant quatre jours dans le Lubéron, au total environ 600 km avec quelques arrêts pour recharger la petite citadine.

Road-trip avec une Dacia Spring confort plus sans Combo CCS

Avant tout, il est nécessaire de planifier l’itinéraire, en préférence roulant à 80 km/h sur des routes nationales ou départementales. J’ai essentiellement utilisé l’application Chargeprice pour choisir les points de recharge avec l’objectif de  ne pas descendre à moins de 20% de charge, sachant que c’est très large. J’ai quand-même roulé quelques kilomètres sur l’autoroute, notamment entre Antibes et Fréjus pour contourner le massif de l’Esterel, je n’ai pas dépassé les 110 km/h. C’est pour éviter le stress durant une première expérience, et pour bien profiter des couleurs du Lubéron, le vert des chênes, des cèdres et des pins, le rouge et jaune des ocres. Aussi pour être charmé par les villages authentiques avec leurs pierres sèches et leurs couleurs chaudes venant de l'argile naturelle de ses carrières d’ocre et bien profiter de la gastronomie locale à l'huile d'olive et de l’ail.



Après avoir résidé à Ménerbes et Lourmarin, l’auteur du bestseller "Une année en Provence", Peter Mayle et son épouse Jennifer s'étaient installés, il y a quelques années, dans le village de Vaugines, au cœur d'un immense domaine.

  



L’aller se faisait au départ d’Antibes via l’autoroute jusqu’à Puget-sur-Argens, après sur la nationale jusqu’à Saint-Maximin-la Sainte Beaume avec sa imposante basilique. Sur le parking dans le centre nous avons chargé une première fois pendant environ 2 heures 30 minutes (15,4 kWh pour environ 7 € par carte Freshmile), le temps de visiter la petite ville et manger un plat dans un restaurant sur la place centrale.


La petite ville Saint-Maximin-la-Sainte-Beaume à mi-chemin vers le Luberon

Après nous avons traversé des beaux paysages verts jusqu’à Apt. Nous y avons logé à seulement quelques kilomètres dans un agréable airbnb accollé à un authentique mas situé à la sortie d’un hameau de seulement quelques maisons et hangars agricoles, en pleine nature à quatre kilomètres du Pont Julien, un pont romain à trois arches en pierre de 86 mètres de long et 6 mètres de large construit il y a 2000 ans sur la voie Domitienne reliant Narbonne à Turin. Lors de notre visite au mois de mai il n’y avait déjà pas d'eau dans la rivière.




La tombe d'Albert Camus à Lourmarin, avec son prix Nobel l'écrivain a acheté une maison dans le village.




Apt est une ville laboureuse que nous avons visité le lendemain, pendant que la Spring a chargé sur un parking du centre-ville (15 kWh pour environ 9 € par carte Chargemap), très agréable avec ses places et ses fontaines dans le centre. Apt est la capitale du fruit confit à base de cerises, clémentines, poires, figues, abricots et melons. Il est intéressant de découvrir la maison du parc naturel régional du Lubéron, la cathédrale Sainte Anne et le musée d'Apt qui est consacré à l'ocre, la faïence et les fruits confits.

Apt, la ville laboureuse avec ses places et fontaines

L’après-midi nous avons visiter quelques villages autours, pour attaquer le lendemain la route des ocres avec ses paysages aux couleurs sublimes, des panoramas uniques et des villages perchés. Le site des ocres du Lubéron est le gisement d'ocre les plus important d’Europe, il s'étend sur environ 25 km, entre Goult et Gignac.



Le Lubéron, 
ce magnifique pays des ocres et toutes ses nuances




En fin d’après-midi nous avons essayé de recharger la voiture à Joucas entre Roussillon et Gordes, mais trois sur quatre bornes oint été en panne. Finalement nous avons chargé la voiture pendant une bonne heure ( 5 kWh pour 5 € par carte Chargemap).


Les bornes sur le parking à l'entrée du village Joucas

Il faut rester un peu dans ces villages, à Roussillon par exemple, s’asseoir à une terrasse sur une des places ou on se sent vraiment au cœur de la Provence. Roussillon est l’un des plus beaux villages de France, et franchement, il mérite ce titre. Autours du village, on peut également découvrir le monde merveilleux de l’ocre, en visitant le sentier de l’ocre, une ancienne carrière d’ocre à ciel ouvert, et l’écomusée Okhra, le conservatoire des ocres et de la couleur, hébergé dans l'ancienne usine d'ocre Mathieu. Lors d’une visite guidée on apprend la technique d'extraction, de transformation de l'ocre et ses utilisations. On a même droit à faire quelques expériences soi-même. Et oui, on a de quoi faire dans le Luberon…

Roussillon est l’un des plus beaux villages de France

Le retour a été prévu par les Gorges du Verdon, mais des fortes pluies nous ont fait changer l’itinéraire, c’est-à-dire on a préféré de descendre après Manosque et Gréoux-les-Bains - encore une fois - à la petite ville provençale Saint-Maximin-la Sainte-Beaume proche d’Aix-en-Provence. Il fallait charger la voiture partiellement en route pour s’assurer de rentrer sans problème. Ainsi nous avons chargé la Spring à Le Luc ( 7 kWh pour 4,50 € par carte Chargemap), pendant environ une heure, le temps de se balader un peu et de prendre un café.


Magnifique mas restauré sur une colline proche d'Isle-sur-la-Sorgue

En rentrant la batterie à été toujours chargé à 40 %, avec une consommation de 10,5 kWh pour 100 km, pour un cout d’environ 5 € pour 100 km la Dacia Spring a été très économique. Normalement je charge à la maison pour environ 2 € pour 100 km.

Mes expériences avec la voiture sont très positives. Conduite calmement et – sauf sur l’autoroute et dans les montées - en mode Eco avec une puissance ramenée à 23 kW, la Spring a confirmé qu’elle peut parcourir beaucoup plus de 200 km avec une seule charge à 100 %.  Si on planifie bien son voyage le chargeur rapide Combo CCS n’est pas nécessaire, même si c’est rassurant de savoir qu’on pourrait supporter le courant continu jusqu’à 30 kW, c’est-à-dire de passer de 20 à 80 % de charge en moins d’une heure, voir 45 minutes.

Le comportement routier me semble être très correct, et on finit par s’habituer rapidement. La voiture est très maniable et légère, le confort d’amortissement est plus qu’acceptable. La position de conduite et le confort des sièges sont corrects. La surprise est le coffre présentant un volume de 290 litres ce qui est très acceptable compte tenu du fait que la voiture ne mesure que 3,75 m. En apprenant que je me trouve dans le Lubéron, un ami m’a appelé pour lui acheter quelques cartons de vin dans une domaine proche de Roussillon, mais pas de problème pour les charger dans le coffre.

Le coffre de la Dacia Spring

J’ai eu peur qu’avec seulement 45 ch/33 kW la puissance du moteur ne serait pas suffisante, mais la Spring s’en sort très bien, même en mode Eco, et je dirai même mieux que des voitures à moteur thermique de puissance comparable. La disponibilité immédiate du couple de 125 Nm n’y est évidemment pas étrangère. 

Oui, il a été facile de voyager en voiture électrique, sous condition qu’on optimise ses recharges dès le départ et qu’on dispose de bonnes cartes ou applications pour rouler en toute sérénité, et dans un rythme de maximal 400 km par jour, c’est-à-dire avec environ trois heures de charge avec un câble de type 2 et cinq heures de conduite.

Par contre l’autonomie d’une voiture électrique en roulant à 130 km/h sur autoroute pose problème, la consommation étant beaucoup plus importante à vitesse élevée, et donc l’autonomie beaucoup moindre, je dirai aux alentours de 140 km avant de devoir s’arrêter pour recharger. Il ne sert à rien de rouler à plus de 100/110 km/h avec la Spring sur un trajet de plus de 200 km. Le gain de temps lié à une vitesse supérieure n'arrive pas à compenser le temps de recharge plus important lié au surplus de consommation.


Se donner le temps et le gout de découvrir notre patrimoine et nos paysages

Comme conclusion je constate que voyager en Dacia Spring, c'est reprendre le temps et le gout de découvrir notre patrimoine et nos paysages, comme on l’a fait à l’époque de la Quatrelle ou la Deuche…


  copyright : Johannes Samuel, 06/2023


#voitureélectrique  #Luberon  #DaciaSpring   #Roadtrip

Une construction modulaire : le châssis de la Dacia Spring


La Dacia Spring est basée sur la Renault City K-ZE produite en Chine depuis 2019, qui elle-même repose sur la base de la Renault Kwid produite en Inde et au Brésil. Elle reprend la plate-forme technique (CMF-A 9) et se différencie de la City K-ZE par ses équipements obligatoires pour le marché européen.


Cette plate-forme CMF utilisée depuis 2013 sous différentes variantes a été développée par le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi.




L’objectif des développeurs de cette plate-forme a été la réduction des coûts d'investissement, dont les multiples versions : CMF-A (véhicules urbains), CMF-B (citadines et SUV urbains), CMF-C3 (véhicule compact), CMF-D (SUV compact), CMF-EV (véhicules électriques).


Nomen est omen, CMF veut dire « Common Module Family ». La première voiture qui a été fabrique avec ce châssis en 2013 a été la Nissan Qashqai 2. En 2015 un grand nombre de modèles basées sur la CMF ont suivi : Espace 5, Kadjar, Talisman 2, Megane 4 et la Kwid, l’ancêtre de la Dacia Spring sur la plate-forme CMF-A. Dacia utilise déjà cette plate-forme (variante B) pour la Logan 3 et la Sandero 3 depuis 2020.

La plate-forme CMF permet d'utiliser un nombre important de motorisations en position transversale avant : essence, diesel, électrique, hybride ainsi qu'hybride rechargeable. Une autre particularité de cette plateforme concerne les boites de vitesses, soit manuelle ou automatique, car la CMF peut également équiper des véhicules à transmission 4x4.

copyright : Johannes Samuel, 10/2024


#Dacia  #DaciaSpring  #Voitureelectrique

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