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Renault 16 : Soixante bougies pour la première "familiale à vivre"

En 1965, la Renault 16 se présente comme la première berline dotée d'un hayon de sa catégorie, un hayon qui a marqué l'histoire automobile jusqu'à nos jours. Offrant une polyvalence d’utilisation inédite pour l’époque, elle décroche le titre de "Voiture de l’Année" en 1966. La Renault 16 était dès sa présentation un grand succès commercial, et aussi un véhicule sportif avec ses moteurs les plus puissants. Le coup de génie du constructeur au losange a été l’adaptation aux familiales du principe qui fit le succès de la Quatrelle qui avait déjà prouvé - au moins dans le segment des petites voitures - que les voitures pratiques étaient très demandées. Ceci a été une véritable révolution qui plaisait pas seulement aux bons pères de famille de la classe moyenne. Aussi le "milieu" roulait en Renault 16, et ça pas seulement dans des films avec Bebel comme "Peur sur la ville". Selon l'hebdomadaire "Der Spiegel", la terroriste de la bande à Baader, Ulrike Meinhof au volant d'une Renault 16 TS, a - malgré des papiers falsifiés - facilement échappé à la police lors d'un contrôle de routine en décembre 1970 en Allemagne.




Il y a 60 ans, en 1964 la première Renault 16 sortait de la chaîne de montage à Sandouville près du Havre, spécialement bâtie pour elle. Elle a été commercialisée seulement à partir de l'année 1965.

Fabrication des premières Renault 16

Plus tard elle sort aussi des usines d'assemblage du monde entier, situées dans 14 pays, dont Trinidad, Venezuela, Madagascar, Maroc, Canada et Australie. La Renault 16 a été produite à 1 851 502 exemplaires jusqu’à la fin de sa commercialisation au début des années 80, preuve d’un succès indéniable. Pour l’histoire, c’est une 16 TX qui sera la dernière Renault 16 à sortir de la chaîne à Sandouville.


Fabrication de l'emblématique Renault 16 TX à l'usine de Sandouville. Entre 1964 et 1979, 1.4o8.ooo R16 seront produites. Les Renault 15, 17, 12, 30, 20, 18, 25 et 21 lui succéderont. Et en 1992, c’est la Safrane qui fera son entrée, puis la Laguna et l’Espace IV, ces deux dernières étaient encore en production jusqu’à fin 2013. En 2014, Renault Sandouville se tourne vers le véhicule utilitaire Trafic pour redonner du souffle à l’usine. L’entreprise est aujourd’hui une des plus importantes du bassin havrais avec presque 2000 salariés.


Le pilote de course britannique Stirling Moss a applaudi: "La Renault 16 est sans aucun doute l'automobile la plus intelligemment conçue que j'ai jamais rencontrée, et tout constructeur automobile britannique ferait bien d'en acheter une juste pour voir comment elle a été construite."

La R16 surprendra par son espace habitable qui permet pas moins de sept configurations. Le coffre propose quatre configurations de rangement, pour un volume allant de 346 dm³ à 1.200 dm³, grâce à la banquette arrière coulissante vers l'avant jusqu'à 15 centimètres, rabattable et amovible. Le dossier du siège arrière pourrait également être attaché sous la garniture du pavillon.



La légendaire modularité de la Renault 16, la première voiture à vivre.





L
e siège du passager avant offrait deux combinaisons inclinables et permettait de reculer son dos sur la banquette arrière afin qu'un enfant endormi ne tombe pas dans le plancher lors d'un freinage brusque. Les sièges avant peuvent - en quelques manipulations simples - également s’abaisser pour créer deux couchages intégraux. La version GL offrait un accoudoir central avec un compartiment de rangement pratique et hyper-confortable.

L'intérieur de la Renault 16


Techniquement, la R16 n’était pas en reste avec son châssis à traction, encore rare sur ce segment à l’époque. Le châssis est d'ailleurs asymétrique, c'est à dire la distance entre le passage de roues arrières et les portes gauche et droite est différente, dû à l’utilisation de barres de torsion dans la longueur ou longitudinale à l’avant et pour l’arrière transversale.


De nouveaux équipements innovants ont été disponible de série ou en option, comme la lunette arrière dégivrante, les phares additionnels à iode, la fermeture centralisée, les essuie-glaces deux vitesses avec lave-glace, le rétroviseur intérieur jour/nuit, feux de recul, les vitres avant électriques, le toit ouvrant électrique et la sellerie cuir.
La seule chose inhabituelle était le placement de l'autoradio sur la console centrale, et l'essuie-glace compliqué à manipuler car loin en avant sur le tableau de bord.




Pour l'année 1971 la R16 connaît son lifting de mi carrière, reconnaissable par des feux arrières qui seront redessinés: ils perdent leurs formes arrondies pour devenir rectangulaires et sont positionnés plus bas. Les chromes sur les ailes arrières ont également disparu.
Le surnom du moteur de la Renault 16, "Cléon-Alu" vient du fait qu’il était fabriqué à Cléon, en Seine-Maritime, à proximité de Sandouville. C'est pour le distinguer du moteur roturier "Cléon-Fonte" du reste de la gamme Renault. Ce premier moteur fabriqué par Renault avec un bloc et une culasse en aluminium dispose d’un arbre à cames latérales avec culbuteurs et tiges de culbuteurs, le tout commandé par une chaîne de distribution.

Les premières R16 étaient plutôt faiblement motorisé avec ses 55 ch (145 km/h), la version de base annonçait maintenant 67 ch, une puissance acceptable pour un poids varient entre 1010 kg et 1065 kg.

Le moteur de la Renault 16 TX

Le modèle haut de gamme, la R16 TX, apparaît en 1973, avec un nouveau moteur de 1647cm3 avec 93 ch (170 km/h), elle sera équipée d’une boîte cinq vitesses, des lèves vitres électriques à l’avant, la fermeture centralisée des portes. Question style, la Renault 16 gagne un becquet de toit chromé, quatre phares avant carrés et des jantes Gordini.

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#Renault  #Renault16   #R16  

Topazette : la voiture d'un scientifique romantique

Un aspect méconnu de l’auteur et cinéaste à succès : Marcel Pagnol a été aussi inventeur. Et oui, il est par exemple à l’origine du boulon indéboulonnable et de la Topazette, l’improbable petite voiture qui finit dans le fossé dès le premier essai.

 


Marcel Pagnol est mort il y a cinquante ans, le 18 avril 1974. De lui, on garde le souvenir d’une Provence emblématique, et il reste une des figures les plus attachantes de notre patrimoine culturel. Ses personnages ont marqué des générations, ont traversé les époques et ils sont entrés pour toujours dans nos cœurs, Marius, Fanny, César, Manon des sources… et Topaze.

Marcel Pagnol, le père de famille dans sa propriété à La Gaude

Si on cherche à comprendre le Pagnol intime, on découvre tôt ou tard sa passion secrète pour les sciences et la technologie. Pagnol se voit comme un scientifique romantique. Toute sa vie, il a cherché à démontrer le mouvement perpétuel. Mais cette curiosité de savoir, de s’intéresser aux découvertes scientifiques, n’était rien d’autre que la curiosité d’un poète. Un des mots qui ont profondément touché Marcel Pagnol, était le mot « antimatière ». On avait découvert ces particules dans les années 1960, mais ce mot « antimatière » représentait pour lui quelque chose un peu satanique, comme l’antéchrist.



Marcel Pagnol au volant de sa Packard


C’est une évidence, Marcel Pagnol n’était pas un scientifique. C’est finalement le projet de construire une petite voiture populaire qui met en lumière l’homme engagé et l’homme passionné qu’était Marcel Pagnol. Bricoleur, il passait beaucoup de temps dans son atelier de mécanique, avec ses cahiers de notes et ses outils. Avec patience il aimait démonter et remonter. Il inventa d'ailleurs le boulon indéboulonnable et déposa un brevet en 1923.


Le boulon indéboulonnable de 1923, et l'unique photo de la Topazette

Ainsi, au milieu des années 1930, Marcel Pagnol construisait la Topazette, une voiture à trois places, trois roues, trois litres aux cent kilomètres. Avec un prix de seulement trois mille francs, il espérait de permettre à chaque famille française de rouler motorisé. L’idée de créer une usine dans les alentours de Marseille trottinait déjà dans sa tête. Mais, hélàs, la petite voiture a eu une carrière de courte durée. A peine sortie des ateliers des studios cinématographiques de Marcel Pagnol, la Topazette termina sa course par trois tonneaux lors du premier essai dans le parc Borély en haut du Prado à Marseille.


La réplique de la Topazette de 2017

En 2017 des élèves en métallerie du lycée professionnel Gustave-Eiffel d’Aubagne ont finalement reconstruit une réplique de la Topazette. Ils se sont inspirés de l'unique photographie existante du premier prototype afin de créer leur propre modèle. La voiture a finalement bel et bien roulé. Elle se trouve aujourd’hui dans l’atelier du lycée.


copyright : Johannes Samuel, 10/2024

#Topazette  #MarcelPagnol  #Pagnol  #Provence  #Marseille

Restauration de véhicules anciens : Réussir la première sortie

Après des mois, parfois des années, passés à restaurer minutieusement un véhicule ancien, le moment tant attendu arrive enfin : la première sortie. C’est l’aboutissement d’un travail souvent passionné, parfois fastidieux, et c’est aussi un moment critique où le moindre détail négligé peut gâcher l’expérience. Mais attention, ce n’est pas une simple promenade – c’est le vrai test de tout votre travail. Voici quelques conseils pratiques pour que cette première prise de route se déroule sans encombre.


 La règle d’or : Ne précipitez rien

Il est naturel de vouloir rapidement profiter du fruit de son travail. Pourtant, allez-y doucement. La précipitation est rarement bonne conseillère. Mieux vaut commencer par de courts trajets dans les environs, sur des routes familières autour de chez vous. Cela permet d’observer le comportement du véhicule dans des conditions maîtrisées et de tester la mécanique à faible contrainte.



Pendant ces premières minutes trois éléments doivent être surveillés en priorité : la pression d’huile, la température du liquide de refroidissement, et tous les bruits inhabituels qui pourraient révéler un problème mécanique.

 

Retour d’essai : faites le tour du propriétaire

Une fois revenu au garage, place aux vérifications. Après ces premiers essais, il est essentiel de procéder à une inspection minutieuse. Voici ce que je recommande systématiquement : Il faut notamment contrôler la fixation des roues en les secouant, vérifier la tension de la courroie trapézoïdale et examiner le jeu au niveau de l’hélice du ventilateur montée sur la pompe à eau.


S’assurer du bon maintien des fixations de l’échappement et resserrer les vis, notamment celles de la culasse, du collecteur d’échappement, du carburateur, des supports du moteur et de la cloche d’embrayage.

Vérifier également les pare-chocs et les écrous de roue.

 

Moteur et refroidissement : les deux nerfs de la guerre

Surveillance du moteur et du circuit de refroidissement est le point le plus important. Le niveau et l’aspect de l’huile du moteur doivent être contrôlés. Une huile laiteuse ou présentant des flocons est le signe d’une contamination par du liquide de refroidissement, souvent causée par une fissure du bloc moteur ou un joint de culasse défectueux.

Moteur Renault Dauphine Gordini

Le liquide de refroidissement doit, quant à lui, rester clair. Une coloration légèrement rouille est tolérable, même après un bon rinçage. En revanche, une texture huileuse ou l’apparition de bulles au niveau du bouchon de remplissage indiquent un défaut d’étanchéité grave.




Préparer la grande sortie : check-list essentielle


Une fois les essais validés, vous pouvez envisager une sortie plus longue. Il convient de vérifier à nouveau la pression des pneus (y compris la roue de secours) et le niveau d’huile. Avant de partir pour de bon, voici ce qu’il ne faut surtout pas oublier d’emporter dans le coffre :

Un cric et une clé de roue

Une boîte à outils de base : pinces, clés, tournevis, marteau, couteau

Une barre ou corde de remorquage

Quelques vis, écrous, rondelles, colliers de serrage, connecteurs électriques, câbles et ruban isolant

Un testeur de tension

Quelques pièces de rechange : ampoules, courroie, bougies, rupteurs, tête d’allumeur, bouchons de réservoir et de radiateur

Si l’espace le permet, un bidon de liquide de refroidissement et d’huile moteur

 

Sur la route : roulez avec sagesse

Le mot d’ordre : ne pas brusquer la mécanique. Pas de grande vitesse, pas de régime élevé. Profitez de l’instant, écoutez le moteur, ressentez la route. Pour cette première sortie prolongée, mieux vaut rester modéré. La mécanique, bien que restaurée, mérite une mise en route progressive.

 



À destination : garder le sens de l’humour

Il faudra parfois accepter que des passants s’approchent du véhicule, tapotent la carrosserie et s’exclament : « Voilà de la vraie tôle ! » Prenez cela comme un hommage, avec le sourire. Aujourd’hui, un tel geste sur une voiture moderne équivaudrait à un passage en carrosserie…



Partager le moment : le « baptême du vétéran »

Il est également agréable d’inviter quelques amis ou passionnés à marquer l’événement, avant de partir, ou en rentrant. Organiser un petit rassemblement informel autour du véhicule restauré est souvent l’occasion d’échanger anecdotes, conseils et souvenirs. Entre amis bricoleurs partagez vos galères et vos réussites. Ces moments-là valent autant que la restauration elle-même.



En résumée : renouer avec le plaisir de la conduite classique

Une bonne préparation fait toute la différence. Prenez le temps de bien faire les choses, de tester, vérifier, et anticiper. Une première sortie réussie repose autant sur la prudence que sur la préparation, c’est non seulement du plaisir sur la route, mais aussi la satisfaction d’un travail accompli jusqu’au bout, en toute sérénité.



#Voituresanciennes  #Voituredecollection  #Oldtimer  #vintagecar  #classiccars



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La folie Type H : Transformer un vieux "tube" de Citroën en food truck


On est de nouveau en crise, encore plus grave que les précédentes nous disent les économistes, toujours... En 2008, pendant le choc des subprimes, un nouveau concept a été crée de l’autre côté de l’Atlantique, à Los Angeles, Washington et New-York. Quelques cuisiniers qui se sont d'un jour à l'autre retrouvés au chômage ont décidé de créer leur propre restaurant mobile, les food trucks, la bonne solution pour éviter les investissements lourds d’un fond de commerce, tout en proposant à une clientèle avec des revenus en baisse de se régaler en mangeant dans la rue la bonne bouffe. Ce concept fait partie des grandes tendances actuelles, en Europe, et notamment en France ou on a depuis des décennies l'habitude de sentir la fumée du feu de bois des camions pizza dans les rues ou sur les parkings. Et ce phénomène devrait encore s’accélérer. Aujourd'hui le secteur de la restauration traditionnelle souffre de nouveau d’une méga-crise sans précédent. Ainsi d’autres univers de la restauration mobile vont s'ouvrir au travers des food trucks et autres triporteurs, à condition qu'on peut bien manger chez eux, et ça pour une poignée d'euros.


Le camion le plus recherché pour une transformation en food truck est un fourgon français, conçu dans la semi-clandestinité pendant l’Occupation, et qui a été de sa sortie d'usine en 1947 fin prêt à participer à la reconstruction du pays. On l’appelait pas à son vrai nom, Type H, mais simplement "Tube" à cause de sa carrosserie dont les panneaux latéraux sont constitués de tôle ondulée. Et cette camionnette transporte avec elle toujours une part de nostalgie, celle des artisans, des commerçants itinérants, des pompiers, des ambulanciers, des paysans...






Ceux qui ne sont jamais montés à bord d'un camion Type H avec ces sièges de la Deuche et le gros volant ne peuvent pas comprendre. Son look est inimitable, aucun designer ne s’est en effet penché sur le berceau du Type H, on a laissé la fonction créer la forme : une porte coulissante sur les flancs, un seuil de chargement très bas, pour épargner le dos du peuple travailleur qui pourra, en cas de pluie, s’abriter sous l’auvent formé par le hayon arrière en trois parties. 33 ans de carrière, 473.000 exemplaires, aucun restylage n’a été engagé jusqu’en 1981, quand cessa la production !

Sous son "nez de cochon", comme on surnomme le capot travaille un moteur, très robuste, peu encombrant donc facile d'accès et à réparer. Son architecture de traction avant donne à l'arrière un vaste espace de chargement, totalement plat, son châssis peut s’allonger à l’envi. Il existait même une dépanneuse à trois axes pour les garagistes.


Sa silhouette carrée lui a permis d’offrir une capacité de chargement exceptionnelle et d’en faire un véhicule promotionnel de choix, et c'est encore aujourd'hui l'argument phare pour ceux qui ont décidé de le transformer en food truck. En plus, le Citroën tube HY attire tous les regards, c'est garantie.



Un tube HY est facilement à trouver, il reste nombre d’exemplaires soigneusement restaurés. Mais il faut payer le prix cher, souvent pour un véhicule en bon état plus de 10.000 € car il est prisé des collectionneurs. Par contre il y a toujours des perles rares, et j'ai récemment déniché un tube utilisé comme bétaillère pour 3000 €.




Un modèle restauré et aménagé en food truck par un véritable professionnel peut facilement atteindre les 50.000 €.

Une alternative consiste de s'occuper de la transformation d'un tube ordinaire soi-même, avec l'avantage d'être libre de l’agencer individuellement. Sous condition qu'on est très, très bon bricoleur, c'est à dire capable de restaurer la base et d’aménager le camion, on peut s'en sortir avec un budget limité. Mais si on doit faire appel à des professionnels le budget mobilisé risque d'exploser, et peut rapidement rejoindre celui d’un camion neuf.


Les modèles HY à restaurer à moins de 5000 € souffrent souvent de corrosion, d’un système de freinage hors d’usage, d’un moteur nécessitant un reconditionnement en profondeur, et un câblage dévoré par des rongeurs.









Une fois le camion choisi et restauré, on peut s'attaquer à l'équipement selon son projet de food truck. Il faut choisir entre une installation électrique et/ou à gaz, souvent préférée par les cuisiniers. Le prix des installations d’équipement de cuisson etc. oscille normalement entre 10.000 € et 20.000 € en fonction de la taille du projet (mais il n'y a pas de limite selon certaines exigences). On trouve des fournisseurs spécialisés sur internet (par exemple materielpizzadirect.com ou promoshop.fr).

Pour optimiser l’espace les plans de travail inox sont pas seulement spécifiques à chaque type de cuisine, mais souvent munis de compartiments réfrigérés, des des lavabos, des bacs ingrédients. Si c'est du sur mesure faut compter quelques milliers d'euros. Sinon on peut opter pour des tables, étagères etc. de type standard qui sont beaucoup moins chers. Pour le compartiment froid ils existent à parts des réfrigérateurs, une large choix du congélateur coffre à une armoire à boissons, et même des vitrines réfrigérées spécifiques à chaque type de cuisine.



Les prix des équipements de cuisson est aussi très variable, trouve t'on par exemple un réchaud électrique à moins de 500 €, faut il au moins compter le double pour un modèle à gaz. Il y a un énorme choix d'appareils spécifiques de cuisson pour un food truck.








Et aussi les chinois se sont lancé dans l'histoire des mythiques food truck de Citroën, mais ce n'est rien pour les puristes, une simple réplique de la tube, soit en tôle, soit en différents matières de plastique, avec un petit moteur électrique qui permet une vitesse max de 35 km/h ou tractable comme une remorque. 




Le prix avec un maigre équipement de cuisine de base est à partir d'environ 6000 € plus 600 € pour la livraison.












Il y a quelques années, juste pour les 70 bougies de la tube, deux designers italiens ont même conçu un kit de carrosserie adaptable au Jumper. D’ailleurs les proportions ne sont pas les mêmes, le type H est clairement plus volumineux, mais coté look le résultat de cette transformation est étonnant. Mais attention, ce fourgon sur base de Jumper n'est pas garanti par Citroën et peut poser de problèmes au niveau de l’assurance. Entre temps un nouveau kit se trouve sur le marché (typeh.eu), cette fois aussi sur base d'un van de Citroën, le Space Tourer, avec garantie et un large choix de modèles y compris food truck. Le prix du kit avec montage mais hors voiture et options est d'environ 23.000 €.


Une chose est sûr, un tube comme food truck avec sa silhouette vintage tapera dans l’œil de tous les clients, reste à les fidéliser avec des plats savoureux, en bref la bonne bouffe à des prix raisonnables. Mais c'est une autre histoire, celle de la magie du cuistot...


#Foodtruck  #CitroenHY  #CitroenTube  #HY  #Tube
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Restauration des véhicules anciens : Préparation pour la peinture

Quand on retape une vieille bagnole, la peinture, c’est la cerise sur le gâteau. Mais avant d’en arriver là, faut bien préparer la carrosserie. Ce petit guide s’appuie sur pas mal d’heures passées à poncer, gratter, ajuster… sur des voitures des années 60 à 80, rien de luxueux, mais des modèles qu’on aime, robustes et pleins de charme. Parmi les patientes : des Peugeot 204, 304, 504, des « Deux Chevaux », des Renault 4L… mais aussi quelques italiennes nerveuses, des suédoises bien conservées (la tôle tenait mieux !), et quelques allemandes comme NSU, Audi ou Volkswagen. Bref, des vraies voitures avec une histoire.




1. Décaper la vieille peinture

Avant de sortir le pistolet à peinture, faut virer l’ancienne peinture et le mastic. Le sablage ? Pas une bonne idée ici - ça peut tordre la tôle.

 

Méthode 1 : le décapant chimique

Tu passes plusieurs couches de décapant, tu laisses agir, et tu grattes. Ensuite, un bon nettoyage à l’eau savonneuse, un coup de white-spirit, et hop, c’est propre. Finis avec un ponçage léger pour que la surface soit nickel. 

Méthode 2 : le ponçage mécanique

Là, tu prends une ponceuse électrique à vitesse lente avec un disque pas trop agressif. Faut y aller doucement pour éviter de traverser la tôle ! Il existe maintenant des disques abrasifs bien adaptés.


Au début, je bossais juste avec une ponceuse vibrante et une meuleuse d’angle. Puis j’ai investi dans une ponceuse excentrique — aujourd’hui, je pourrais plus m’en passer. Et pour les coins, une ponceuse triangulaire, c’est super pratique.



C’est aussi le moment de refaire quelques soudures, d'étamer un peu ou de redresser une tôle qui a vécu.

 

2. Bien ajuster les pièces avant de peindre

Avant de sortir le pistolet à peinture, il faut tout remonter à blanc : portières, ailes, capot, coffre... On vérifie que tout s’aligne bien.

Petit rappel : la peinture et l’apprêt, ça ajoute environ 1 mm de chaque côté, donc faut anticiper les jeux.



Monte aussi les pièces chromées pour vérifier que tout tombe juste. Perso, je regarde d’abord seul, puis je demande à quelqu’un de jeter un œil — on voit toujours plus à deux.



Ensuite, tu peux redémonter ce qui gênerait la peinture. Pour les ailes, je les fixe souvent avec des vis un peu plus longues, juste serrées à la main, pour que la peinture passe bien partout, même entre les pièces.



 

3. Choisir la bonne couleur (et bien peindre)

La couleur

Le plus simple : garder celle d’origine. Si tu veux changer, choisis une teinte qui existait à l’époque du modèle, ça garde l’esprit vintage.

Pour ma part, j’ai trouvé que le noir, c’était super facile à poser et à entretenir. Mais toujours faire un test sur une portière ou une tôle : les nuanciers sont parfois trompeurs.



La peinture


Si tu peux faire appel à un pro, c’est mieux : qualité top et pas de souci de poussière. Si tu fais ça chez toi, le plus dur, c’est justement d’éviter la poussière. Une cabine, c’est presque indispensable pour un rendu propre.

Tu peux laisser les portières montées, mais pour les ailes, encore une fois, vis longues et montage à blanc. Parfois, je prépeints l’intérieur ou les zones cachées avant l’assemblage final.



 

4. Et pour les cabriolets ?

La question à se poser : capote avant ou après la peinture ? J’ai testé les deux, et perso, je préfère la monter après. Moins de risques de salir ou d’abîmer.

Mais attention : faut être super soigneux, ou confier ça à un sellier si t’es pas sûr de toi.

Si tu préfères monter la capote avant, pense à bien peindre les zones qui seront ensuite couvertes, et à protéger la toile comme il faut.



 

5. Derniers conseils : le masquage

Que tu peignes toi-même ou pas, le masquage, c’est capital. Une peinture mal masquée, et tu te retrouves avec du brouillard de peinture là où il ne faut pas — galère à enlever après coup.



Mets un peu plus dans du bon ruban de masquage. Ça fait toute la différence.


Voilà ! C’est pas compliqué, mais faut être patient et soigneux. Et puis, le plaisir de voir la vieille reprendre vie… ça n’a pas de prix. Bon courage à toi, et bonne resto !


#RestaurationVoitureCollection  #VoitureAncienne  #PeintureVoitureAncienne

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La folie Type H : Transformer un vieux "tube" de Citroën en food truck

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