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| L'intérieur de la Renault 16 |
Sam's Garage - Rafistolages d'un bricoleur azuréen : https://sams-garage-en-provence.blogspot.com/
Renault 16 : Soixante bougies pour la première "familiale à vivre"
Topazette : la voiture d'un scientifique romantique
Un aspect méconnu de l’auteur et cinéaste à succès : Marcel Pagnol a été aussi inventeur. Et oui, il est par exemple à l’origine du boulon indéboulonnable et de la Topazette, l’improbable petite voiture qui finit dans le fossé dès le premier essai.
Marcel Pagnol est mort il y a cinquante ans, le 18 avril
1974. De lui, on garde le souvenir d’une Provence emblématique, et il reste une
des figures les plus attachantes de notre patrimoine culturel. Ses personnages ont
marqué des générations, ont traversé les époques et ils sont entrés pour
toujours dans nos cœurs, Marius, Fanny, César, Manon des sources… et Topaze.
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| Marcel Pagnol, le père de famille dans sa propriété à La Gaude |
Si on cherche à comprendre le Pagnol intime, on découvre tôt
ou tard sa passion secrète pour les sciences et la technologie. Pagnol se voit
comme un scientifique romantique. Toute sa vie, il a cherché à démontrer le
mouvement perpétuel. Mais cette curiosité de savoir, de s’intéresser aux
découvertes scientifiques, n’était rien d’autre que la curiosité d’un poète. Un
des mots qui ont profondément touché Marcel Pagnol, était le mot « antimatière
». On avait découvert ces particules dans les années 1960, mais ce mot « antimatière »
représentait pour lui quelque chose un peu satanique, comme l’antéchrist.
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| Marcel Pagnol au volant de sa Packard |
C’est une évidence, Marcel Pagnol n’était pas un scientifique. C’est finalement le projet de construire une petite voiture populaire qui met en lumière l’homme engagé et l’homme passionné qu’était Marcel Pagnol. Bricoleur, il passait beaucoup de temps dans son atelier de mécanique, avec ses cahiers de notes et ses outils. Avec patience il aimait démonter et remonter. Il inventa d'ailleurs le boulon indéboulonnable et déposa un brevet en 1923.
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| Le boulon indéboulonnable de 1923, et l'unique photo de la Topazette |
Ainsi, au milieu des années 1930, Marcel Pagnol construisait
la Topazette, une voiture à trois places, trois roues, trois litres aux cent
kilomètres. Avec un prix de seulement trois mille francs, il espérait de permettre
à chaque famille française de rouler motorisé. L’idée de créer une usine dans
les alentours de Marseille trottinait déjà dans sa tête. Mais, hélàs, la petite
voiture a eu une carrière de courte durée. A peine sortie des ateliers des
studios cinématographiques de Marcel Pagnol, la Topazette termina sa course par
trois tonneaux lors du premier essai dans le parc Borély en haut du Prado à
Marseille.
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| La réplique de la Topazette de 2017 |
En 2017 des élèves en métallerie du lycée professionnel
Gustave-Eiffel d’Aubagne ont finalement reconstruit une réplique de la
Topazette. Ils se sont inspirés de l'unique photographie existante du premier
prototype afin de créer leur propre modèle. La voiture a finalement bel et bien
roulé. Elle se trouve aujourd’hui dans l’atelier du lycée.
copyright : Johannes Samuel, 10/2024
#Topazette #MarcelPagnol #Pagnol #Provence #Marseille
Restauration de véhicules anciens : Réussir la première sortie
Après des mois, parfois des années, passés à restaurer minutieusement un véhicule ancien, le moment tant attendu arrive enfin : la première sortie. C’est l’aboutissement d’un travail souvent passionné, parfois fastidieux, et c’est aussi un moment critique où le moindre détail négligé peut gâcher l’expérience. Mais attention, ce n’est pas une simple promenade – c’est le vrai test de tout votre travail. Voici quelques conseils pratiques pour que cette première prise de route se déroule sans encombre.
Il est naturel de vouloir rapidement profiter du fruit de
son travail. Pourtant, allez-y doucement. La précipitation est rarement bonne
conseillère. Mieux vaut commencer par de courts trajets dans les environs, sur
des routes familières autour de chez vous. Cela permet d’observer le
comportement du véhicule dans des conditions maîtrisées et de tester la
mécanique à faible contrainte.
Pendant ces premières minutes trois éléments doivent être
surveillés en priorité : la pression d’huile, la température du liquide de
refroidissement, et tous les bruits inhabituels qui pourraient révéler un
problème mécanique.
Retour d’essai : faites le tour du propriétaire
Une fois revenu au garage, place aux vérifications. Après
ces premiers essais, il est essentiel de procéder à une inspection minutieuse. Voici
ce que je recommande systématiquement : Il faut notamment contrôler la fixation
des roues en les secouant, vérifier la tension de la courroie trapézoïdale et examiner
le jeu au niveau de l’hélice du ventilateur montée sur la pompe à eau.
S’assurer du bon maintien des fixations de l’échappement et resserrer les vis, notamment celles de la culasse, du collecteur d’échappement, du carburateur, des supports du moteur et de la cloche d’embrayage.
Vérifier également les pare-chocs et les écrous de roue.
Moteur et refroidissement : les deux nerfs de la guerre
Surveillance du moteur et du circuit de refroidissement est
le point le plus important. Le niveau et l’aspect de l’huile du moteur doivent
être contrôlés. Une huile laiteuse ou présentant des flocons est le signe d’une
contamination par du liquide de refroidissement, souvent causée par une fissure
du bloc moteur ou un joint de culasse défectueux.
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| Moteur Renault Dauphine Gordini |
Le liquide de refroidissement doit, quant à lui, rester clair. Une coloration légèrement rouille est tolérable, même après un bon rinçage. En revanche, une texture huileuse ou l’apparition de bulles au niveau du bouchon de remplissage indiquent un défaut d’étanchéité grave.
Préparer la grande sortie : check-list essentielle
Une fois les essais validés, vous pouvez envisager une sortie plus longue. Il convient de vérifier à nouveau la pression des pneus (y compris la roue de secours) et le niveau d’huile. Avant de partir pour de bon, voici ce qu’il ne faut surtout pas oublier d’emporter dans le coffre :
Un cric et une clé de roue
Une boîte à outils de base : pinces, clés, tournevis,
marteau, couteau
Une barre ou corde de remorquage
Quelques vis, écrous, rondelles, colliers de serrage,
connecteurs électriques, câbles et ruban isolant
Un testeur de tension
Quelques pièces de rechange : ampoules, courroie, bougies,
rupteurs, tête d’allumeur, bouchons de réservoir et de radiateur
Si l’espace le permet, un bidon de liquide de
refroidissement et d’huile moteur
Sur la route : roulez avec sagesse
Le mot d’ordre : ne pas brusquer la mécanique. Pas de grande
vitesse, pas de régime élevé. Profitez de l’instant, écoutez le moteur,
ressentez la route. Pour cette première sortie prolongée, mieux vaut rester
modéré. La mécanique, bien que restaurée, mérite une mise en route progressive.
À destination : garder le sens de l’humour
Il faudra parfois accepter que des passants s’approchent du véhicule, tapotent la carrosserie et s’exclament : « Voilà de la vraie tôle ! » Prenez cela comme un hommage, avec le sourire. Aujourd’hui, un tel geste sur une voiture moderne équivaudrait à un passage en carrosserie…
Partager le moment : le « baptême du vétéran »
Il est également agréable d’inviter quelques amis ou passionnés à marquer l’événement, avant de partir, ou en rentrant. Organiser un petit rassemblement informel autour du véhicule restauré est souvent l’occasion d’échanger anecdotes, conseils et souvenirs. Entre amis bricoleurs partagez vos galères et vos réussites. Ces moments-là valent autant que la restauration elle-même.
En résumée : renouer avec le plaisir de la conduite
classique
Une bonne préparation fait toute la différence. Prenez le
temps de bien faire les choses, de tester, vérifier, et anticiper. Une première
sortie réussie repose autant sur la prudence que sur la préparation, c’est non
seulement du plaisir sur la route, mais aussi la satisfaction d’un travail
accompli jusqu’au bout, en toute sérénité.
#Voituresanciennes #Voituredecollection #Oldtimer #vintagecar #classiccars
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La folie Type H : Transformer un vieux "tube" de Citroën en food truck
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Restauration des véhicules anciens : Préparation pour la peinture
Quand on retape une vieille bagnole, la peinture, c’est la cerise sur le gâteau. Mais avant d’en arriver là, faut bien préparer la carrosserie. Ce petit guide s’appuie sur pas mal d’heures passées à poncer, gratter, ajuster… sur des voitures des années 60 à 80, rien de luxueux, mais des modèles qu’on aime, robustes et pleins de charme. Parmi les patientes : des Peugeot 204, 304, 504, des « Deux Chevaux », des Renault 4L… mais aussi quelques italiennes nerveuses, des suédoises bien conservées (la tôle tenait mieux !), et quelques allemandes comme NSU, Audi ou Volkswagen. Bref, des vraies voitures avec une histoire.
1. Décaper la vieille peinture
Avant de sortir le pistolet à peinture, faut virer
l’ancienne peinture et le mastic. Le sablage ? Pas une bonne idée ici - ça peut
tordre la tôle.
Méthode 1 : le décapant chimique
Tu passes plusieurs couches de décapant, tu laisses agir, et tu grattes. Ensuite, un bon nettoyage à l’eau savonneuse, un coup de white-spirit, et hop, c’est propre. Finis avec un ponçage léger pour que la surface soit nickel.
Méthode 2 : le ponçage mécanique
Là, tu prends une ponceuse électrique à vitesse lente avec
un disque pas trop agressif. Faut y aller doucement pour éviter de traverser la
tôle ! Il existe maintenant des disques abrasifs bien adaptés.
Au début, je bossais juste avec une ponceuse vibrante et une meuleuse d’angle. Puis j’ai investi dans une ponceuse excentrique — aujourd’hui, je pourrais plus m’en passer. Et pour les coins, une ponceuse triangulaire, c’est super pratique.
C’est aussi le moment de refaire quelques soudures, d'étamer
un peu ou de redresser une tôle qui a vécu.
2. Bien ajuster les pièces avant de peindre
Avant de sortir le pistolet à peinture, il faut tout
remonter à blanc : portières, ailes, capot, coffre... On vérifie que tout
s’aligne bien.
Petit rappel : la peinture et l’apprêt, ça ajoute environ 1
mm de chaque côté, donc faut anticiper les jeux.
Monte aussi les pièces chromées pour vérifier que tout tombe juste. Perso, je regarde d’abord seul, puis je demande à quelqu’un de jeter un œil — on voit toujours plus à deux.
Ensuite, tu peux redémonter ce qui gênerait la peinture. Pour les ailes, je les fixe souvent avec des vis un peu plus longues, juste serrées à la main, pour que la peinture passe bien partout, même entre les pièces.
3. Choisir la bonne couleur (et bien peindre)
La couleur
Le plus simple : garder celle d’origine. Si tu veux changer,
choisis une teinte qui existait à l’époque du modèle, ça garde l’esprit
vintage.
Pour ma part, j’ai trouvé que le noir, c’était super facile
à poser et à entretenir. Mais toujours faire un test sur une portière ou une
tôle : les nuanciers sont parfois trompeurs.
La peinture
Si tu peux faire appel à un pro, c’est mieux : qualité top
et pas de souci de poussière. Si tu fais ça chez toi, le plus dur, c’est
justement d’éviter la poussière. Une cabine, c’est presque indispensable pour
un rendu propre.
Tu peux laisser les portières montées, mais pour les ailes, encore une fois, vis longues et montage à blanc. Parfois, je prépeints l’intérieur ou les zones cachées avant l’assemblage final.
4. Et pour les cabriolets ?
La question à se poser : capote avant ou après la peinture ?
J’ai testé les deux, et perso, je préfère la monter après. Moins de risques de
salir ou d’abîmer.
Mais attention : faut être super soigneux, ou confier ça à
un sellier si t’es pas sûr de toi.
Si tu préfères monter la capote avant, pense à bien peindre
les zones qui seront ensuite couvertes, et à protéger la toile comme il faut.
5. Derniers conseils : le masquage
Que tu peignes toi-même ou pas, le masquage, c’est capital.
Une peinture mal masquée, et tu te retrouves avec du brouillard de peinture là
où il ne faut pas — galère à enlever après coup.
Mets un peu plus dans du bon ruban de masquage. Ça fait
toute la différence.
Voilà ! C’est pas compliqué, mais faut être patient et
soigneux. Et puis, le plaisir de voir la vieille reprendre vie… ça n’a pas de
prix. Bon courage à toi, et bonne resto !
#RestaurationVoitureCollection #VoitureAncienne #PeintureVoitureAncienne
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La folie Type H : Transformer un vieux "tube" de Citroën en food truck
On est de nouveau en crise, encore plus grave que les précédentes nous disent les économistes, toujours... En 2008, pendant le choc des subp...















































