Corona à la japonaise : le "zéro défaut" comme concept

 


Avant cette histoire malheureuse de virus, le nom Corona a été principalement associé à une marque de bière mexicaine, la petite blonde préférée de Jacques Chirac… Mais pour les Japonais le mythe Corona à un volant et quatre roues, c'est une berline moyenne de Toyota fabriqué à dix générations entre 1957 et 2001.



 

Une chose est sûre : la Toyota Corona ne se verra jamais décerner un prix de beauté. Son point fort, le fondement de son concept et sa banalité associé à une fiabilité exceptionnelle, qui a permis à Toyota de conquérir le marché mondial.

La première Toyota Corona est présentée en mai 1957, une petite berline 4 portes à carrosserie monocoque. Le moteur Type S de 1 l et 33 cv a été remplacé par un nouveau moteur du même sylindrée de 45 cv qui permettait d'atteindre une vitesse maximale de 105 km/h.

La deuxième génération de la Corona sort en 1960 des usine. Plus longue de 10 cm et un peu plus large, son avant copie l'élégance de l'Opel Rekord. Elle a été proposé avec des motorisations plus puissant, dès 1961 aussi en 1,5 l et 62 cv permettant une vitesse maximum de 130 km/h.

Mais ce n'est qu'en septembre 1964 en présentant un nouveau modèle que Toyota développe pour la Corona un design qui poursuit sa carrière pendant les prochains deux décennies. Avec sa ligne totalement redessinée, aussi la gamme va vite s'étendre : une coupé, une berline à hayon à la Renault 16, des breaks à 3 ou 5 portes, un pick-up.




Coté motorisation, le haut de gamme du constructeur japonais propose un coupé 1600 GT développant 110 ch. Equipée d'une boîte 5 vitesses ainsi la voiture depassait facilement les 170 km/h. La gamme a été à plusieurs reprises restylée, en 1973 un moteur 2l à 125 cv soulignera le succès de ce modèle.


Ce look toujours très classique, très sage de la Corona reste identique jusqu'à sa sixième génération (1978 à 1982), et ce n'est qu'à partir de la prochaine génération (code T14) que la Corona de 1983 se présente avec une gamme très large, en nombreuses carrosseries différentes et aussi à traction. L'ultime modèle de la Corona a été lancé en janvier 1996, et la gamme est reduit à une seule berline classique à 4 portes. Le break à été rebaptisé Avensis, les autres modèles Caldina. La produciotn s'arrete après 44 ans en 2001.

Trouver une ancienne Corona est aujourd'hui très difficile en France, il n’y a presque plus d’exemplaires. Et ceux qui ont gardé une des années 1970 s'en ne séparent que très rarement. C'est la facilité de l'entretenir de la garder en vie. Même un modèle qui n'a pas bougé pendant des années démarre facilement après un bon nettoyage du carburateur et l'installation d'une nouvelle batterie. Ces moteurs sont construits pour durer, il suffit de les entretenir de temps en temps.

Seul bémol, une maladie de l'époque, les Corona rouillaient tout de même beaucoup.



Pour les restauration aussi l'intérieur peut s’avérer coûteux, notamment les sièges en skaï, très sensible au soleil. Des modèles restaurés des années 1970 affichent des prix jusqu'à 15000 €, voir plus. On ne les trouvent quasiment plus en Europe, faut les importer des Etats Unies. Depuis longtemps on n'a plus vu de petite annonce d'une Corona "sortie de grange" des années 1960/1970.

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